Je ne sais pas pourquoi je me suis levée aujourd’hui sans énergie, sans aucune motivation et préoccupée par mon futur. Comme j’ai du mal à trouver des réponses sur mon avenir, que j’ai plusieurs projets et que je ne sais pas quand ils pourront se réaliser ; je pense que j’ai un petit coup de blues.

Je me suis mise à marcher dans les rues de Soho, j’ai mangé dans un Deli et, avec le moral dans les chaussettes, je suis entrée dans un de ces cafés Mariebelle (484 Broome Street) – chocolatiers de luxe des plus kitsch que je connaisse. Ils ont les plus belles sucreries que je n’ai jamais vues, on ose à peine les manger car elles ressemblent à des petites œuvres d’art.

C’est un des lieux les plus tranquilles de Soho que je connaisse. Ici il n’y a pas de verres en plastique ou en carton « To Go », il y a de vrais espressos et la cuisine n’est pas mal non plus. Une fois à l’intérieur je respirais la paix et j’ai décidé de changer mon humeur. Trente minutes plus tard je sortais de Mariebelle en pensant comme il était facile de changer de chip. Serait-il aussi facile de changer ma vie ?

Comme le jour d’après je partais dans les Hamptons, j’ai décidé de me faire une manucure. C’est un plaisir dans cette ville, car pour seulement 10$ vous avez une manucure complète avec massage sur les mains et les avant-bras. Alors que mes mains étaient soumise à un “Extreme Makeover”, j’avais une conversation étrange avec la chinoise. Etrange car j’avais vraiment du mal à la comprendre. Elle m’expliquait qu’elle était arrivée à New York 7 ans auparavant avec un visa de travail et que depuis elle n’arrêtait pas de travailler. Je lui demandais si elle aimait son travail et elle me répondait : “I don’t have an option”. Sa réponse m’a rendu triste car cette femme vit à travers ses croyances culturelles. Son devoir est de travailler, peu importe si elle aime sa profession ou non. L’objectif est de gagner de l’argent.

Sa réponse m’a fait réfléchir sur moi-même. “Yes, I do have an option” et je suis libre de réaliser mes rêves. Peu importe le temps ou le prix, si j’en suis convaincue, l’univers me donnera les moyens d’y arriver. Je dois juste être alerte et suivre le chemin que j’ai déjà trouvé.

Avec mes mains dignes d’Hollywood, je retournais à Brooklyn rapidement car il était déjà 19 :30 et j’avais rendez-vous avec Kassie, une amie de Katie, à JakeWalk (un lieu de vins et fromages à côté de ma maison). Après deux heures à pratiquer mon anglais, j’étais de retour à la maison pour préparer mes bagages. J’allais passer deux jours à Sag Harbor (East Hampton). Réveil à 6 :45 du matin.

Des millions de corps de rêve au volant de décapotables m’attendent !

2 Responses

  1. Sab

    Bonjour, je trouve votre démarche de vous « retrouver » dans ce voyage seule à New-york géniale et osée!
    Je me demandais où êtes vous allée faire votre manucure?? Je pars bientôt avec ma fille et nous avont toutes les 2 envie de nous offrir ce genre de chose…
    Merciiii bon séjour…
    S.

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